13.08.2018 - Une poignée de néonazis seulement à Washington, des centaines d'antifas

Une poignée seulement de néonazis se sont rassemblés dimanche devant la Maison Blanche, sous surveillance policière renforcée et face à des centaines de contre-manifestants, un an après les incidents meurtriers de Charlottesville.

Ils avaient reçu l'autorisation pour un cortège de 400 personnes mais seule une vingtaine de suprémacistes blancs sont arrivés dans l'après-midi au square Lafayette, après avoir marché depuis une station de métro du centre de Washington.

Parmi eux figuraient Jason Kessler, organisateur de l'événement et déjà à l'origine du rassemblement de l'an dernier à Charlottesville.

Les manifestants ont été accueillis par au moins 300 militants antiracistes qui leur ont crié "Honte à vous" et "Partez de ma ville".

La ville de Washington avait accordé à l'organisation informelle "Unite the Right", à l'origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie) en 2017, un créneau de 17h30 à 19H30, mais le groupe de manifestants a quitté les lieux aux environs de 18H00.

Pour empêcher tout contact entre manifestants et contre-manifestants, un important dispositif policier avait été mis en place, avec plusieurs artères interdites à la circulation.
Après le départ des sympathisants d'extrême droite, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser une partie des militants "antifa", qui ont fini par quitter les lieux.

- "Non aux nazis" -

"Antifa", militants du mouvement "Black Lives Matter" (contre les violences visant les noirs) ou simples citoyens venus exprimer leur rejet des néonazis, ils étaient des centaines dans le centre de Washington dimanche.

Certains avaient commencé à se rassembler dès le début d'après-midi, brandissant notamment des pancartes disant "Non aux nazis, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste".

Certains "disent que la meilleure stratégie, c'est d'ignorer les suprémacistes blancs, que nous leur accordons trop d'attention. Mais nous pensons vraiment que ce serait une énorme erreur de laisser des fascistes battre le pavé dans la capitale du pays, sans opposition", a dit à l'AFP Kei Pritsker, 22 ans, une volontaire de Answer Coalition, un groupe antiraciste.

Lire la suite sur romandie.com

Ajouter un Commentaire

Veuillez noter que votre commentaire n'apparaîtra qu'après avoir été validé par un administrateur du site. Attention : Cet espace est réservé à la mise en perspective des articles et vidéos du site. Ne seront donc acceptés que les commentaires argumentés et constructifs rédigés dans un français correct. Aucune forme de haine ou de violence ne sera tolérée.


Code de sécurité
Rafraîchir