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La Matrice

vendredi, 19 mai 2017 15:40
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Mike Deschamps

Vous nous pardonnerez les nombreux anglicismes qui jalonnent ce texte comme autant de cancrelats repoussants. Quoi de mieux cependant pour exposer la laideur d'une matrice purement anglo-saxonne dans son essence ? Quæ sunt Cæsaris, Cæsari !

Les individus qui composent notre société n’ont jamais été aussi seuls. En Occident, particulièrement dans les milieux urbains, plus personne ne se parle bien que les réseaux sociaux soient plus populaires que jamais. Dans la société marchande, l’individu n’est plus au service de la société, c’est la société qui est à son service. Facebook répond alors à cette forme d’aliénation. Il permet à des milliards d’individus de renouer les contacts perdus mais transforme à jamais la vie de ses inconditionnels. Certains se suicident en direct sur Facebook, d’autres décapitent sous l’œil bienveillant de la matrice.

Quelques deux milliards d’individus sont inscrits sur Facebook. Ce n’est donc pas loin de 27% de la population mondiale qui utilise Facebook. Combien de gens parmi ceux-là sont aliénés ? Combien de gens sont des inconditionnels qui consomment du Facebook matin, midi et soir ? Malheureusement beaucoup trop ! Facebook devient donc une nécessité pour ses inconditionnels qui ne vivent qu’à travers cette matrice. L’individu dorénavant se soumet à l’outil de la société du spectacle.

La matrice et ses prisonniers

1. L’inconditionnel

L’individu accepte de perdre sa vie privée en échange de quelques privilèges qui le mettront en avant dans le spectacle permanent de la marchandise. Sa vie entière est exposée sur Facebook : il poste des photos de sa famille, de son nouveau-né, et surtout de lui-même. Lors des évènements, il utilise son cellulaire pour photographier ses proches, ses amis ou ses enfants pour les partager avec ses contacts sur Facebook tout aussi aliénés que lui. Le selfie prend alors toute son importance dans ce spectacle narcissique. Les heures qu’ils passent sur Facebook à commenter les photos ou les histoires personnelles, autant d'heures qu’ils ne passent pas à parler avec leur voisin ou leur famille. Facebook a transformé le comportement de cet individu dans un état de narcissisme où on brille par sa personnalité. Il a un avis sur tout, même sur des choses auxquelles il ne connait rien. C’est à travers cet état de narcissisme qu’il se prononce sur tout et n’importe quoi. Les contradicteurs sont vus comme des « trolls ». L’inconditionnel est un esclave qui ne réfléchit de façon limitée qu’à travers Facebook. Il est sous le contrôle de la matrice dont le gouvernement étasunien et les entreprises se servent pour arriver à leurs fins. L’un espionne les esclaves consentants, l’autre lui refourgue sa marchandise. Cet inconditionnel fait peur tellement la société du spectacle le perturbe.

2. Le dissident 2.0

Celui-ci croit être différent des inconditionnels, souffre pourtant des mêmes symptômes. Tout comme l’inconditionnel, il expose sa vie privée, parfaitement conscient que ses informations seront exploitées. Certains d’entre eux doivent leur notoriété à Facebook. Il n’a rien produit, n'a rien écrit mais réclame lui aussi sa place dans le spectacle permanent de la marchandise. Lors des conférences ou autres manifestations dissidentes, il se prend volontiers en photo en faisant acte de résistance. Les heures qu’il passe sur Facebook à commenter les vidéos « sensationnelles », autant d'heures qu’il ne passe pas à lire et à apprendre. Sa culture dissidente passe par Facebook et lui confère à lui aussi un sentiment d'omniscience. Les seuls liens qu’il visite sont ceux que la matrice lui offre. Il a perdu sa curiosité face à sa dissidence sous contrôle. Il met un « like » sur des articles qu’il ne lit même pas mais dont le titre délibérément percutant fait du « buzz » sur la toile Facebook. Tout comme l’inconditionnel, dans la quête des deux millions de vues qui lui offriront sa gloriole personnelle, il postera une vidéo, même sans contexte, où trois Noirs attaquent un Blanc. Un mouslim lève le ton contre un Anglois pur sang après un accrochage en voiture ? Voilà qui fera les choux gras de la presse écran plat ! Comme sa réflexion demande moins d’efforts intellectuels et qu’il a forgé sa culture « dissidente » sur internet, il adhèrera sans difficulté au racialisme judéo-anglo-saxon, se détournant ainsi du problème de fond. Il préfèrera comparer des QI, concept lui aussi issu de chez les godons, au lieu de parler de la violence de la société du spectacle et de sa religion l’occidentalisme bien créée par des « Blancs ». Le dissident 2.0 québécois de Facebook balaiera d'un revers de main quatre cents ans de combats contre la pieuvre anglo-protestante par quelques années de luttes contre l’islam et les (quelques) migrants africains. Rallions-nous sous l'Union Jack aux côtés de nos frères de couleur d'origines italienne, grecque, portugaise, polonaise, ukrainienne, etc ... eux qui c'est bien connu ont toujours soutenu et respecté notre lutte de libération en votant massivement pour le PQ ! Celui qui était hier contre l’expansion de la culture anglo-protestante est à présent tombé sous le contrôle de la matrice, poste volontiers sur sa page des articles en anglais. La matrice Facebook a donné la parole à ceux qui ont pu faire bifurquer la dissidence vers une dissidence mondialisée. Si au Bonnet des Patriotes nous prenions ce virage notre compteur exploserait. Peut-être devrions-nous fermer notre page Facebook : qui y est disposé à se livrer à un échange constructif, après tout ? Nous pouvons l'affirmer, à contrecoeur certes : le culte de la marchandise a encore de beaux jours devant lui.

La matrice trouve une parfaite incarnation en Facebook. Elle régit la vie de plusieurs centaines de milliers d’individus et les enferme dans une vision marchande. A quel point les générations futures seront dépendantes de Facebook ? Celui qui n'aura pas crée son profil sur Facebook risquera d’être vu comme un malade inadapté à la société. Est-il trop tard pour changer tout cela ? Qui vivra verra !

1 commentaire

  • Lien Commentaire Francis vendredi, 19 mai 2017 16:44 publie par Francis

    Il faut se garder des faux prophètes, y compris ceux qui se présentent comme "dissidents", et suivre plutôt les enseignements de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous offre le salut par son expiation, et qui nous montre la voie à suivre.

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