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Classe, décence, sobriété en action : Dolan, la fierté des Québécois bobos

dimanche, 01 mars 2015 00:45
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Classe, décence, sobriété en action : Dolan, la fierté des Québécois bobospar La Rage du Peuple. Montage par Mike Deschamps.

Vidéo censurée sur YouTube. Remise en ligne le 5 février 2018.

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Commentaires   

 
0 #8 Louis-Philippe 06-02-2018 07:32
Triste à pleurer toute cette vulgarité.
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0 #7 LaRageduPeuple 13-03-2015 09:54
J'avoue ne pas être objectif quand il est question de Weininger.
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0 #6 Deus ex Natura 13-03-2015 09:54
Et Weininger mérite discussion.
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0 #5 Deus ex Natura 13-03-2015 09:54
« Seul le Temps tamponne le Génie. » Voilà qui est bien dit. Juste et bien.
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0 #4 LaRageduPeuple 13-03-2015 09:54
Vous m'enlevez les mots du clavier à plusieurs endroits.

Il y a dans cette appellation de génie une notion très protestante, celle de l'élection, sorte de supériorité naturelle qui n'aurait nul besoin d'être justifiée.

Seul le Temps tamponne le Génie.
Les génies début vingtaine on les compte sur les doigts d'une main de mutilé. Mais le premier qui m'est venu à l'esprit est évidemment cet extra-terrestre de Weininger.

Merci pour tout : votre contribution, votre apport, vos encouragements et votre soutien.
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0 #3 Deus ex Natura 13-03-2015 09:53
Je me suis mal exprimé. « On le connaissait pour... » voulait signifier « selon l'opinion courante et dominante, Dolan représente le génie, etc. ». Le génie version « vulgus », selon la représentation que s'en fait le « consommateur » ordinaire. Son génie n'est que ouï-dire. Le vrai « génie », c'est le marketing ! Je suis tout à fait en phase avec votre position. Je ne crois pas en effet au génie authentique de Dolan. Du talent, du travail, oui, mais du génie, non. Et d'ailleurs, qui donc juge de ce génie ? Sont-ce des personnes qualifiés dans le domaine ? Ce sont les critiques de cinéma, les journalistes, les animateurs (superstructure , idéologie), et les auditeurs passifs (infrastructure , production et consommation). Soit des êtres sans culture réelle en philosophie, donc rien de bien significatif. Ils ne conçoivent pas le génie, ils l'imaginent. Cette distinction est fondamentale : on reconnaît une pensée, au sens fort du terme, à la nettement de la distinction qu'elle exprime entre le sentir et le penser, entre le percevoir et le concevoir, entre l'image et le concept. Or, ces êtres dits du Système, qu'ils soient acteurs ou spectateurs (dans le Système, cette distinction s'annule à mon avis), imaginent le génie selon le cliché du poète maudit à moitié-fou, soit un illuminé qui reçoit spontanément l'inspiration, un élu en quelque sorte, un visionnaire désinvolte, et désinvolte parce que visionnaire (sans effort, donc sans travail). Un libertaire-élu, privilégié par la Grâce de... Satan ? C'est une manière toute extrinsèque de concevoir le génie. D'ailleurs, comment un non-génie peut-il reconnaître un authentique génie ? La plupart du temps, il ne saurait le reconnaître. Quelques hommes ont su parler du génie : Kant, Schopenhauer, Weininger. Son génie est plutôt une fabrication artificielle pour vendre qu'un disposition d'esprit constante : on est génie 24h/24 ou nous ne sommes pas génie.

J'ai lu d'ailleurs vos essais sur le féminisme en tant que régression massive du type homme. Je partage avec vous, je crois, ce sentiment : trop de féminité, trop d'oestrogène écoeure. La femme est devenue, par une série de médiations, écoeurante. On ne peut plus la sentir et je suis le premier à m'en plaindre. En des conditions normales, j'en fais l'éloge et j'en savoure les nombreux délices. Ô malheur ! Or, trop de féminité altère notre unité transcendantale et virile, notre aperception, condition du logos. Bienvenue dans l'ère du Divertissement : « laissez-vous aller à votre sensualité ! à vos appétits ! », et la femme triomphe du mâle rabougri. Vous faites du beau travail, digne de l'héritage de Félix Niesche.
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0 #2 LaRageduPeuple 13-03-2015 09:53
@ Deus ex natura

Bonjour,

Je suis en accord avec votre fine analyse psychologique du béjaune. Merci en tout cas pour cet apport fort à propos.

Seulement, lorsque vous évoquez le « talent » et le « génie » de Dolan, je sursaute :

- Vous l'avez souligné vous-même, il est névrosé et son cinéma pue sa névrose et son combat avec lui-même.
Mais le propre de l'artiste n'est il pas de réfléchir sur le monde en sortant de sa personne ?
Dolan est incapable de réfléchir en dehors de sa condition d'homosexuel passif. Ça limite le champ artistique ça.

- Je pense que les termes de génie et de talents sont justement utilisés à dessein par le Système : pour justifier l'omniprésence de ce gamin (car ça reste un gamin comme le prouve la vidéo).
Il sert la soupe au Système mais on va le qualifier de génie pour cacher le fait qu'il est stipendié par les lobbies.

- Un génie ça a du charisme, une tenue, une incarnation du Savoir. Écoutez parler Pasolini.
La vidéo montre justement qu'il est aux antipodes de tout ça.

En tout cas, merci de nous suivre.

Au plaisir,
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0 #1 Deus ex Natura 13-03-2015 09:52
On assiste là à l'autre aspect de Dolan, son Mister Hyde en quelque sorte, sa vraie nature, désinhibée, pré-sociale. On le connaissait artiste géniale, instruit, articulé, cultivé, visionnaire, engagé politiquement et socialement, partisan de la liberté, bienfaiteur de la nation (reconnaissance internationale) , etc. Mais on ne connaissait pas le profond NARCISSE, le très-gamin, l'enfant-roi, l'impudique qui ne respecte aucune bienséance, grossier en public, irréfléchi, inattentif (hyper-actif), le « sans-sur-moi », celui qui se laisse-aller, qui affirme égoïstement ses impulsions, qui se croit « centre-du-monde » (le monde est ma représentation et ma représentation le monde). Interprétation : enfin, le cinéaste trouve précisément la consolation de sa mal-être narcissique, infantile, dans le cinéma, là où précisément il peut re-constituer le monde à sa guise, créer son propre monde, sans obstacle, sans altérité et sans adversité, reflet de son imagination. La célébrité et la richesse étant aussi des moyens d'assouplir sa frustration infantile, dans la mesure où l'on est, d'une part, le centre de l'attention, et d'autre part, toujours immédiatement satisfait (cf. principe de plaisir). Ce court vidéo est précieux, car il révèle enfin l'homme derrière le personnage (le fou-génial, soit l'homme qui incarne la souffrance universelle de la condition humaine et qui en fait une oeuvre d'art capable d'en saisir l'essence, un illuminé autrement dit). Je l'ai toujours pensé intuitivement : les films de Dolan sont des manifestations de son narcissisme profond, les tentatives toujours renouvelées (variations sur le même thème) pour surpasser l'inaboutisseme nt oedipien (patriarche absent et mère fusionnelle), source de la prédominance du « féminin » dans sa conscience.
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