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19.06.2016 - « Bye-bye, Natacha ! », ou pourquoi les épouses russes ne sont plus à la mode

dimanche, 19 juin 2016 08:23

« Pour la femme russe, l’homme est un objet : son objectif à elle, c’est de se marier, de parader en robe blanche et d’obtenir le tampon correspondant sur son passeport. »

Ce texte, paru le 7 juin dernier sur le site de l’édition russe de Cosmopolitan, a provoqué une telle vague d’indignation en Russie, que la rédaction a finalement choisi de le supprimer. Un article sur les femmes russes pour les femmes russes, que Le Courrier de Russie a traduit, accompagné d’une poignée de commentaires de lecteurs.

Pour la femme russe, le mariage, c’est sacré

Soyons honnêtes : personne n’aime tellement être considéré comme un objet et pas comme un sujet. Mais pour la femme russe, l’homme est précisément un objet : son objectif à elle, c’est de se marier. De parader en robe blanche et d’obtenir le tampon correspondant sur son passeport. L’homme en lui-même ne l’intéresse pas plus que ça, ce qui compte, pour elle, c’est son statut personnel : mariée ou non. Au début des années 2000, quand on a vu débarquer à l’étranger des foules entières de « fiancées russes », les étrangers se sont extasiés : les voilà, les femmes idéales! Des femmes encore capables d’aimer honnêtement et sincèrement ! Des femmes qui pardonnent à celui qu’elles aiment n’importe quel défaut : je t’aime, et basta ! Je t’épouse ! C’était autre chose que les Européennes et autres Américaines féministes, qui exigent d’être certaines des sentiments, de vivre longtemps ensemble avant d’accepter de se marier. Éventuellement. La femme russe n’était pas comme ça. C’était la femme idéale !

Mais peu à peu, il est devenu clair que ce conte de fées était effectivement un conte de fées. La femme russe ne veut pas d’un homme, elle veut le mariage. Plus vite elle devient une «  femme mariée  », mieux c’est – et pour ça, elle est prête à tout. Et dès que les Européens privés de flatterie féminine ont compris ce qui se passait en réalité, les femmes russes ont commencé à passer de mode. Parce que peu d’hommes ont envie de lier leur destin à une femme pour qui ils sont un statut, et pas un être humain. Un mari fictif. Un accès gratuit au tampon et à l’alliance.

La femme russe n’est pas capable de vivre une relation de partenaires

L’homme lui doit toujours quelque chose, pour le simple motif qu’il est un homme. La majorité des femmes russes aiment encore attribuer aux hommes des qualificatifs prédéfinis (« soutien », « protecteur », « forteresse »…) sans demander leur avis, précisément, aux hommes. La façon dont les femmes russes comprennent la notion de «  budget commun  » est un exemple frappant de ces rapports : son argent, c’est son argent, et l’argent de son mari, c’est «  le leur  ». La femme russe est persuadée que ce qu’elle gagne, c’est de l’argent de poche, et que toute la responsabilité financière de la famille repose sur son mari. Et qu’à côté de ça, il doit encore lui payer tous ses gros achats (le fameux manteau de fourrure – un immanquable !).

Mais il n’est pas seulement question d’argent. Il est question de relation de partenaires en général, de rapports d’égalité, que la femme russe nie en bloc. On connaît tous les proverbes du type : L’homme est la tête, et la femme est le cou, Une femme sage sait obtenir ce qu’elle veut, etc. Des rapports francs, ouverts, entre égaux ? Ce n’est pas pour elle. Elle crée l’illusion d’une relation parent-enfant, où le parent est son mari, responsable de tout, et elle, l’enfant sans défense. Soi-disant. En réalité, elle voudrait diriger son mari, mais de façon à ce qu’il n’ait pas idée de ce qui se passe. Les mécanismes de ce jeu grossier se repèrent gros comme une maison, mais les hommes russes s’en satisfont. Les étrangers, eux, pas du tout. Ils considèrent ce comportement comme de la manipulation, et ils ont, bien entendu, parfaitement raison.

La femme russe n’a pas de pitié pour l’homme

Elle est absolument impitoyable. Les femmes russes croient au mythe de leur propre sacrifice, de leur propre capacité à prendre leur mari tel qu’il est. Elles sont les seules à ne pas se débarrasser des maris inutiles : alcooliques, au chômage, tyrans domestiques et même dingues. Elles sont les seules à être prêtes à endurer tout et n’importe quoi, pour sauver leur mariage et au nom de l’amour des débuts. Elle a aimé cet homme autrefois, et maintenant, elle a pitié de lui. Car que deviendrait-il sans elle ? Existe-t-il d’autres femmes au monde prêtes à ça ?

 

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