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01.10.2014 - Le pélerinage des admirateurs de Luka Magnotta

mardi, 30 septembre 2014 11:22

Le dépeceur canadien Luka Rocco Magnotta, dont le procès pour meurtre s'ouvre lundi, suscite toujours une fascination perverse auprès d'un certain public. Des fans qui n'hésitent pas à retracer son itinéraire et à lui envoyer des lettres dans sa cellule. 

Un homme et une femme, contre un mur coloré, la main tirant quelque peu sur le col de leur t-shirt. Ils posent pour la photo. Exactement dans la même position et dans le même endroit de Montréal (Canada) où leur "idole" Luka Rocco Magnotta est passé. L'an dernier, une émission de télévision québécoise "J.E", diffusée sur TV5, s'est penchée sur ce nouveau phénomène: "le Magnotta Tour". Des admirateurs, pas seulement canadiens, qui parcourent les lieux où le "dépeceur de Montréal" a vécu et s'est rendu. Lesquels sont faciles à identifier étant donné qu'avant son arrestation, pour meurtre et démembrement de son ex-petit ami chinois, l'homme assoifé de notoriété racontait via ses 70 pages Facebook sa vie et abreuvait de photos ses "amis". 

J'ai de belles photos sur mon mur

C'est que Luka Rocco Magnotta suscite encore la fascination morbide de certaines personnes malgré son incarcération depuis deux ans. Son procès, qui s'ouvre ce lundi à Montréal, ne devrait que renforcer sa médiatisation. L'homme reçoit d'ailleurs dans sa prison des lettres et cadeaux d'admirateurs et y répond volontiers. "J'ai de belles photos sur mon mur ainsi que des mots d'encouragement de personnes de partout dans le monde", se serait ainsi félicité le Canadien de 32 ans à une correspondante de Toronto, rapporte l'agence QMI.  

Doctorante en sociologie urbaine à l'université du Québec à Montréal, Taïka Baillargeon a constaté une hausse du nombre de fidèles qui s'identifient à lui au point de refaire son périple. Elle appelle ça "le tourisme macabre ou noir", le fait de visiter un lieu lié à la mort ou à la souffrance. Dans le cas du parcours de Luka Rocco Magnotta, ce sont "des jeunes garçons, plutôt gothiques, parfois gays", énumère la chercheuse, jointe par L'Express. "Ce sont des gens qui veulent voir pour croire. Voir la morbidité, c'est l'expérimenter d'une certaine manière. Les faits commis par Magnotta sont tellement en dehors de notre compréhension humaine." 

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