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20.04.2017 - Contourner la loi 101 en envoyant son enfant au privé

Les écoles 100 % privées représentent une occasion en or pour les parents francophones qui peuvent contourner la loi 101 et offrir une éducation en anglais à leur enfant.

La seule façon pour les parents francophones d'envoyer leur enfant à l'école anglaise au Québec est de payer jusqu'à 18 000 $ par année pour un établissement totalement privé. La Charte de la langue française stipule que les institutions publiques anglophones sont réservées aux jeunes dont les parents ou un frère ou une soeur ont déjà étudié dans un tel établissement.

Signe que les parents francophones sont nombreux à vouloir un enseignement en anglais pour leurs enfants, on compte quatre fois plus d'écoles anglophones dans le réseau des établissements 100 % privés que dans le public.

Alors qu'on dénombre à peine 322 écoles anglophones sur l'ensemble des 2497 établissements publics, quatre institutions totalement privées sur dix offrent un enseignement en anglais.

Le Journal révélait hier que le Québec compte de plus en plus d'institutions totalement privées, qui ne reçoivent aucun financement public. Depuis trois ans, le nombre de permis émis pour ces écoles est passé de 78 à 100, soit une hausse de 28 %.

Le nombre d'élèves a doublé

À l'Académie Trivium, une école primaire où l'enseignement se fait à la fois en français, en anglais et en espagnol, on constate un intérêt grandissant des parents pour ce genre de service. «C'est notre troisième année d'existence et ça marche bien. On est passés de 49 élèves à 90 cette année», explique Lisette Auclair, directrice de l'établissement où les frais de scolarité s'élèvent à 7800 $ par année.

Mère de quatre enfants, cette dernière a justement fondé l'école pour permettre à ses enfants d'avoir une connaissance plus approfondie des autres langues.

Martin Betts, directeur des admissions du Lower Canada College, constate lui aussi un intérêt de parents francophones qui souhaitent que leur enfant soit bilingue à la fin de ses études. «On a des parents qui inscrivent leur enfant au primaire ici parce qu'ils veulent qu'il apprenne les deux langues», explique-t-il.

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