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20.03.2017 - Faut-il s'allier au diable pour battre les libéraux ?

lundi, 20 mars 2017 11:29

Il faut parfois rappeler quelques principes démocratiques pour éviter que le débat ne dérape dans les ornières de la démagogie et de la partisanerie. Depuis l'élection du nouveau chef du Parti québécois, les militants de ce parti se répandent dans l'espace public en répétant leur mantra : « Faut battre les libéraux!» Ils invitent les autres partis à renoncer à leurs projets et à leur vision de l'avenir du Québec pour voter pour le seul parti qui à leur avis peut prendre le pouvoir. Ils semblent avoir la nostalgie du bon vieux temps et vouloir revenir au bipartisme qui assurait l'alternance au pouvoir des bleus et des rouges. En vertu de cette logique, il faut mettre tous ses œufs dans le même panier et faire confiance à un seul parti qui dans le passé a fait de la tergiversation et de la confusion des esprits sa marque de commerce. Avoir des idées et les exprimer n'est pas important à leurs yeux. Il faut renoncer à être authentique, à dire ce que l'on pense, il faut taire ses critiques et devenir hypocrite en votant pour un parti dont on ne partage pas la vision de l'avenir. Comment les électeurs pourront-ils par la suite demander des comptes aux nouveaux dirigeants puisqu'ils auront eux-mêmes abdiqué devant l'exigence de la rigueur et de la cohérence?

La politique est affaire de principe avant d'être affaire de tactique électorale. Les partis existent pour permettre aux électeurs d'exprimer leurs convictions quant à l'avenir de leur société et les élections servent à établir quelles sont les orientations politiques qui détermineront les politiques publiques. Dans une société moderne comme le Québec, il est normal et sain qu'il y ait une diversité d'opinions qui se manifeste par la diversité des partis et par une pluralité d'offres politiques. Plus les citoyens peuvent s'identifier à des partis qui représentent leurs idées, plus ils seront motivés à participer au débat public. A l'inverse, s'ils ne peuvent s'exprimer et se reconnaître dans les organisations qui prétendent les représenter, ils deviendront cyniques et désintéressés de la vie politique. C'est cette logique que privilégient les péquistes qui estiment que prendre le pouvoir est plus important que de faire la promotion de leurs idées.

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