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17.02.2017 - Consultations particulières sur le projet de loi n° 130 : un projet de loi qui vise à légaliser et à accroître la mainmise du ministre de la Santé

vendredi, 17 fevrier 2017 07:18

« La soif de pouvoir du ministre Gaétan Barrette est manifestement insatiable. Insatisfait d’être devenu sans doute le ministre de la Santé et des Services sociaux de toute l’histoire du Québec détenant le plus de pouvoirs, Gaétan Barrette souhaite maintenant légaliser sa mainmise sur le réseau. » C’est en ces termes que la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Régine Laurent, a commenté aujourd’hui le début des consultations particulières sur le projet de loi n° 130, Loi modifiant certaines dispositions relatives à l’organisation clinique et à la gestion des établissements de santé et de services sociaux.

Malgré le fait que ce projet de loi aura des effets directs sur l’ensemble des professionnelles en soins, le gouvernement libéral a refusé d’entendre le point de vue de la FIQ lors des consultations particulières. « Le ministre ne se contente même plus de se donner tous les pouvoirs, il refuse d’entendre plusieurs critiques à ses réformes et ses décisions », a indiqué Régine Laurent.

La FIQ a tout de même fait parvenir au secrétariat de la Commission de la santé et des services sociaux un avis résumant sa position sur le projet de loi n° 130. La FIQ souhaite, entre autres, mettre en lumière les enjeux éthiques et démocratiques que soulève le projet de loi n⁰ 130. La FIQ souhaite aussi exprimer ses craintes en ce qui a trait à la délégation des responsabilités, tâches et devoirs des commissaires et commissaires adjoints aux plaintes à des membres du personnel d’un établissement.

La FIQ croit important de souligner que le ministre s’octroie le pouvoir d’autoriser ou non tout projet de règlement du conseil d’administration d’un établissement, du conseil des médecins, pharmaciens et dentistes, des infirmières et infirmiers, des infirmières et infirmiers auxiliaires, des sages-femmes et du conseil multidisciplinaire de même que celui d’un département régional de médecine générale et d’un comité régional sur les services pharmaceutiques. Que l’on soit d’accord ou non avec les règlements issus des conseils et comités, ce sont les mécanismes démocratiques propres à chaque établissement qui devraient guider les décisions. Les interventions du ministre de cette nature relèvent de la micro gestion et nient la culture interne des établissements.

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