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La parole est à nos lecteurs : Culpabiliser l’homme

mardi, 01 novembre 2016 08:17
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Juriste Curé

Avant chaque commentaire remettant en question la « version officielle », l’homme de notoriété publique doit dire « Je n’ai rien à me reprocher, mais… » Dans l’histoire de la petite Alice Paquet, c’est tout particulièrement vrai. Cette jeune femme qui, du temps qu’elle se faisait prendre en photo avec Phillipe Couillard, pouvait à tout de moins se targuer de savoir s’habiller avec élégance, mais dont l’allure oscille maintenant entre celui d’un bûcheron et celui d’une hipster psychédélique, s’est peut-être fait agresser, mais une chose est claire : ceux qui n’ont aucunement besoin de justifier leur propos et qui ne s’excuseront pas s’ils ont tort, sont ceux qui la croient, qui compatissent… C’est en quelque sorte la position sécuritaire. Rien n’arrivera à celui qui compatit… même s’il s’avérait, suite à une enquête policière, que la petite Paquet ment ou délire complètement.

Pour quelle raison l’homme qui a tous les faits en main la remettant en question se doit-il de spécifier qu’il n’est pas un agresseur sexuel avant de s’exprimer ? Les animateurs de radio se donnent même parfois des allures de victimes, tellement ils s’excusent avant de dénoncer la mise en scène qui a manipulé la petite Alice… « Pitié, pitié, ne m’accusez pas d’agression sexuelle ! », les entend-t-on gémir. Pourquoi sentir le besoin de le préciser ? Quelqu’un vous a-t-il accusé de quoi que ce soit ? Ha oui, c’est vrai ! Notre culture est celle du viol. N’empêche, je ne comprends pas le besoin de le préciser. 

Les médias, après avoir foutu la merde, ont fini par conclurent le débat en laissant la responsabilité du verdict aux tribunaux. D’une part, j’approuve qu’une procédure (celle des tribunaux) soit suivie, c’est le signe qu’un ordre, qu’on soit d’accord ou pas avec, existe. D’autre part, je n’ai pas confiance aux tribunaux pour refaire la réputation de l’homme s’il s’avère non coupable. Encore moins confiance en la capacité des tribunaux de défaire le phénomène de culpabilisation des hommes que cause  ce genre d’inquisition publique. Voilà pourquoi je me sens obligé de commenter.

Le vrai problème : ignorance de comment séduire et de comment être séduite

Il n’y a pas de culture du viol. Le viol ne fait pas parti de notre culture. D’ailleurs, y-a-t-il une culture qui l’accepte dans ses mœurs ? Voyez comment l’Ancien Testament, pourtant l’un des livres les plus patriarcales qui existent, réglait la chose : « Si l’on prend sur le fait un homme couchant avec une femme mariée, ils mourront tous les deux.» [Deutéronome 22, 13, 22]« Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous les deux à la porte de cette ville, vous les lapiderez et ils mourront : la jeune fille, du fait qu’étant dans la ville, elle n’a pas crié au secours ; et l’homme, du fait qu’il a possédé la femme de son prochain.»[Deutéronome, 22, 13, 23]

Médiatiquement parlant, je dirais que présentement nous faisons un retour à l’Ancien Testament… La petite Paquet et Sklavounos mourront… médiatiquement parlant. Au sein de ce monde dicté par les apparences : aussi bien dire qu’ils mourront passionnément…

Ça ne fait pas parti de notre culture, et j’oserais même dire que l’homme québécois a de quoi être manipulé en se faisant culpabilisé, tellement sa morale à tendance très catholique le restreint. Toutefois, les hommes nord-américains dont je fais parti ne savent pas séduire ; du moins, pas autrement que par leur argent ou leur stature et la grandeur de leur notoriété.

Pour que deux êtres se séduisent et se charment, il faut que chacun arrive à se décoder. Généralement, les humains y arrivent par les expériences communes et le langage commun. Si on se fit au taux d’analphabétisme [1], la sexualité des femmes québécoises doit être assez décevante. Et celle des hommes alors ?

La séduction c’est le lubrifiant de la relation sexuelle. Sans lubrifiant, la relation sexuelle ressemble à un viol. La différence : cette relation, sans lubrifiant, est réclamée par la femme. Nul doute que sa propension à enfanter n’est pas étrangère à cette réclamation. J’aurais tendance à penser qu’elle est conditionnée à le réclamer, mais il se peut que je me trompe, car la femme s’autodéterminerait... (hum, hum ! j’ai mal à la gorge)

Ne sachant pas séduire, l’homme se voit offrir deux choix : l’abstinence ou l’attitude fonceuse, trop directe, trop sèche.

Du côté de la femme, ne sachant pas se mettre en valeur de manière à susciter une attitude raisonnablement fonceuse chez l’homme ou réagissant à l’abstinence en optant plutôt pour l’attitude fonceuse à la Goldwater, elle en vient à se substituer à l’homme en tant qu’initiatrice physique de la drague. Elle ne  prend ainsi plus le temps d’écouter, de regarder, d’admirer ; et par absence d’amorce de l’homme sur lequel poser son jugement lui permettant de choisir librement, elle en vient à choisir au gré de son humeur son conquérant. Parfois, elle est chanceuse, d’autres fois pas du tout… Empêcher l’homme d’afficher ses attributs (notamment en le culpabilisant), c’est souvent, pour la femme, s’en remettre au hasard pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

La manière passive de séduire dont se sert traditionnellement la femme a de quoi engendrer une force de caractère. La femme peut ainsi observer l’homme se démener afin de la séduire et, à la manière d’un empereur romain devant des gladiateurs, trancher quant à sa qualité de combattant…  Cette séduction passive est en voie d’extinction en Amérique. Il n’y a plus guère que les immigrantes qui s’en servent. Même entre hommes, l’estime pour les séducteurs diminue graduellement. Un homme habile à charmer peut aujourd’hui tout aussi bien vivre dans la rue… sans personne pour l’aider. Son habilité est un fardeau.

Le cours d’éducation à la sexualité

 Ce n’est pas un cours d’éducation à la sexualité dont les petit (es) québécois (es) ont besoin. Les garçons ont besoin d’apprendre à devenir des hommes (par leur père ou un homme) et les filles à devenir des femmes (par leur mère ou une femme). Le  « respect » viendra tout naturellement par la suite. Parce que la majorité des enseignantes sont de sexe féminin, le cours d’éducation à la sexualité tant réclamé par une bonne partie des élites serait donné par des femmes. Ainsi, l’homme qui, naturellement, séduit par la transgression et l’initiative se verrait inculquer, ne serait-ce que par un apprentissage mimétique, le modèle passif de séduction traditionnellement utilisé par les femmes.

La majorité des hommes au Québec ont déjà adopté l’attitude maternante des femmes. Je pointe ici PKP et tous ceux qui mettent un frein à leur carrière pour le bien de leur famille. Ils vont penser davantage à la sécurité de l’enfant qu’à son élévation (risquée) au-dessus de sa condition. Fini le temps où à 18 ans le garçon se voyait littéralement expulsé du nid familial. Expulsion assez violente et sèche qui ne menait pas toujours à de bons résultats, mais qui ne laissait place à aucune ambiguïté quant à la sortie de l’enfance en direction de la maturité adulte.

 La maternité du père est malsaine [2].  Pour un garçon, surtout passé un certain âge, le surprotéger, le rendre passif, c’est l’étouffer, c’est le castrer, c’est lui enlever tous ses moyens,  c’est lui enlever tout son amour propre, c’est lui rendre acceptable les propos d’Anne-France Goldwater [3] au point de se les approprier et de les faire siens, c’est le frustrer et éventuellement la frustrer, c’est retirer l’obligation d’apprendre un aspect fondamental de la nature de l’homme : la séduction d’une femme autre que sa mère (dont les soins sont trop facilement acquis et empêche, par absence d’obligation à l’exercer, une certaine forme d’élévation). À long terme, retirer de la relation homme-femme l’application de cette forme de lubrifiant qu’est la séduction, c’est faire de lui un agresseur réclamé par les féministes…  et les adeptes de l’égalité homme-femme.

Comme l’égalité homme-femme fait parti des valeurs gouvernementales tant fédéral par la Charte des droits et liberté qu’au provincial par les droits de la personne, aussi bien dire que notre gouvernement promeut la culture du viol. Un cours d’éducation sexuelle accentuerait ce phénomène.



[1] Bien qu’il est vrai que ce n’est pas parce qu’on ne sait pas lire ni écrire qu’on ne sache pas parler. Et je crois bien que l’habilité orale, comme la manière distinguée de se vêtir ou de cuisiner (qui est aussi une forme de langage), est parfois bien plus séductrice que l’habileté à écrire, tout particulièrement au Québec. Mais il faut un moyen commun d’échanger…, ce que je ne suis pas sûr que nous avons au Québec par les temps qui courent.

[2] La paternité de la mère aussi est malsaine. La mère reptilienne (elle pond un enfant et le laisse éclore tout seul de manière à ne jamais le toucher de toute sa vie) d’Abel l’alter-égo de Victor Lévy-Beaulieu dans ses romans en est probablement le meilleur exemple de la littérature québécoise

[3] En tant que grosse truie juive,  la religion des hommes de sa tribu leur a interdit de la manger… Et c’est à ce moment que des juifs qui avaient cessé de croire en Dieu se disent : « Merci Bon Dieu de nous avoir empêché de commettre une grosse bourde alors que nous étions tous complètement soûls. En l’honneur de la bonté de l’Éternel, offrons-lui en holocauste un petit Paquet ».

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