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Indépendance du Québec - Élections 2018 Échange sur la stratégie – le mot référendum n'apparaît pas une fois. Mais la «CSST du PQ» oui ! Signe des temps ou de maturité politique?

vendredi, 01 decembre 2017 07:24
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Gilles Verrier

 

Échange en marge de l'article original publié ici :

https://vigile.quebec/articles/lettre-ouverte-a-denis-moniere-et-jocelyn-beaudoin

1- Un lecteur :


Monsieur Verrier

Je vous trouve excellent pour rédiger des textes sur le passé ou l'historique d'un parti comme vous l'avez fait dernièrement sur le PQ mais vos solutions pour nous sortir de l'impasse constitutionnelle actuelle ou comment se débarrasser du PLQ en demandant aux Québécois de voter ou donner leur appui à la CAQ pour le prochain scrutin en 2018 me laissent perplexe. Legault, c'est un défroqué du PQ qui a porté allégeance au fédéralisme "canadian" tout récemment. Rappelez-vous des fondateurs de ce parti: Sirois, Bouchard pour le compte des intérêts des argentiers de Charlevoix qui souhaitaient briser le PQ et diviser les Québécois avec la fondation de la CAQ pour empêcher l'indépendance du Québec. C'est fait! 

Aucun parti actuel à l'Assemblée Nationale ne peut nous sortir du statu quo actuel puisque que le PLQ (quebec liberal party), le PQ, la CAQ et QS sont tous fédéralistes, multiculturalistes et mondialistes au risque de me répéter. Seule la création d'un nouveau parti indépendantiste et patriote peut nous sortir de ce merdier fédéraliste et nous mener à l'indépendance du Québec. La réalité, elle est là et vouloir passer à côté nous mène directement et rapidement à l'assimilation du peuple québécois.   

 André Gignac 29/11/17


2- Gilles Verrier :

M. Gignac, je comprends bien votre perplexité. Voici mes explications.

La CAQ pourrait être un choix par défaut en 2018 pour la bonne raison qu'un million de défroqués du PQ (pas seulement Legault) s'y retrouvent ou voteraient pour elle. Le PQ s'est détruit lui-même, sans aide. Il a gaspillé trois chances en cinquante ans. Et même quatre, si l'on considère que Parizeau n'avait pas à donner du jour au lendemain son appui inconditionnel à Robert Bourassa (échec du lac Meech). (http://www.lequebecois.org/infanticides-en-serie-sur-50-ans/) En exprimant des doutes sur la sincérité de l'engagement de Bourassa, Parizeau aurait pu maintenir la pression sur  «Mon premier ministre», faire monter la mise. Hélas ! Tout cela est un passé pénible. Un passé qui plombera le PQ pour toujours. Depuis cinquante ans, le concert des belles prétentions mises à part, l'assurance que nous étions bien nés pour un petit pain a été renouvelée sans avenant par le PQ. 

Aujourd'hui, la réalité dont nous héritons c'est que, selon tous les chiffres et pronostics la CAQ est le parti qui intéresse le plus les Québécois francophones. Je n'y peux rien et j'en prends acte comme tout le monde. En votant pour ce parti je ne ferais que voter avec mes compatriotes, si on juge que plutôt qu'un vote mosaïque, «faire nation» a encore un sens chez-nous.

Mais vous auriez tort de penser que mes ambitions pour le Québec s'arrêtent là. 

J'ai exprimé l'idée qu'Option nationale devienne un groupe politique de tireurs d'élite.  Avec pour mission d'éclairer les enjeux et de guider les Québécois francophones, les descendants des vaincus, qu'ils soient de la CAQ ou d'ailleurs. Soit de n'importe quel parti. 

Voter directement pour un parti indépendantiste, soit pour le Pati indépendantiste, qui existe déjà, (http://parti-independantiste.org) dans le but de déclarer l'indépendance dès la victoire électorale demeure une possibilité en 2018. Malheureusement cet objectif apparaît hors d'atteinte et je le regrette autant que vous.  Il nous faut malheureusement partir du fait extrêmement déprimant que le PQ nous a fait descendre quatre fois l'escalier. Il faut maintenant le remonter marche par marche, encore une fois, pour une cinquième fois - depuis cinquante ans seulement -  pour que notre objectif apparaisse de nouveau dans la ligne de mire. L'indépendance sera le produit d'une montée des contradictions nationales au Canada. Un chantier ouvert quatre fois mais fermé autant de fois par la CSST du PQ. Par crainte d'accident de travail, Lisée aura été le plus loin pour barricader le chantier et nous interdire l'accès. En tout cas pas avant 2022.  

Vous pouvez poursuivre la discussion plus en détails sur mon blogue si vous le souhaitez. Voici l'adresse du Parti indépendantiste :   Voir : http://parti-independantiste.org

1 commentaire

  • Lien Commentaire Pierre Bouchard lundi, 04 decembre 2017 11:14 publie par Pierre Bouchard

    Le PQ est parti en vrilles depuis André Boisclair et sa chute se poursuit. Il me semble pourtant que dès 2007, dès que Pauline Marois est devenue chef en repoussant de 2 ans le prochain Congrès, tout était clair. Ça fait 10 ans que le PQ agonise et Lisée, qui s’est attaché les mains, ne peut rien faire pour redresser la situation.

    Je pense bien que je voterai CAQ, pour faire nation comme vous dites. Que le PQ disparaisse ou subisse une refondation réelle. En 2018 rassemblons-nous comme peuple, c’est le plus important. Ça donnera 4 ans au PQ pour achever sa refondation ou à un autre parti pour représenter les 35% à 40% de souverainistes. Il faut le souligner, objectivement, c’est une masse critique qui devrait suffire à tout parti pour prendre le pouvoir et procéder.

    Le cœur de tout cela est la décolonisation des esprits au Québec. Dans 10 ans serons-nous encore plus colonisés, ou un peu moins ? Ça déterminera l’évolution de la question nationale, des contradictions au Canada.

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