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Doit-on vraiment aimer Noël ?

samedi, 17 decembre 2016 08:46
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4 commentaires

Francis

Le titre peut vous surprendre, tout occupés que vous êtes avec les préparatifs de ce qu'on appelle communément "le temps des Fêtes". Comment peut-on ne pas aimer la fête de Noël, sauf si on est un Témoin de Jéhovah ou un musulman? Après tout c'est tellement beau, nous retrouvons notre famille et nous en profitons pour échanger des cadeaux. Mais au fond est-ce que c'est vraiment le sens de la fête de Noël? Une fête de la consommation à tout crin, une véritable orgie de magasinage effréné, de partys de bureau bien arrosés et de gourmandise qui nous fait engraisser. 

Nous n'avons qu'à nous rendre dans un centre commercial pour observer cette frénésie de dépenses, dont un des moments forts est le tristement célèbre Vendredi noir à la fin novembre. Vite vite, il ne faut pas manquer la moindre aubaine qui bien souvent se révèle une duperie bien caractéristique des marchands. Noël est devenu au fil des années une mine d'or pour les commerçants qui réalisent des gros profits durant cette période. Que ceux et celles qui craignent que cette fête soit abolie pour "accommoder" certains musulmans déterminés à détruire notre civilisation se rassurent. La société marchande n'abolira pas une fête qui rapporte autant d'argent, dieu suprême de la civilisation occidentale! Sinon on se tirerait dans le pied et pas à peu près. Combien de commerces survivraient sans le magasinage du temps des Fêtes?

Nous constatons également beaucoup d'hypocrisie durant cette période, notamment envers les personnes démunies qui tout à coup existent et à qui on découvre des besoins à combler! Alors sortons la Guignolée, fendons-nous d'un petit don pour soulager notre conscience! Il ne s'agit pas de dénigrer la charité et la générosité. Bon nombre d'organismes communautaires effectuent un travail exemplaire et méritoire pour aider les pauvres et ce durant toute l'année. Mais malheureusement les médias et notre élite dirigeante se servent de la période de Noël pour se donner bonne conscience, faire étalage de leur soi-disant "générosité" et nous administrer des leçons de morale à 30 sous sur la "solidarité et l'entraide"! Comme si la pauvreté n'avait droit au chapitre qu'à Noël!

Cette orgie matérialiste nous fait oublier le véritable sens de Noël : la commémoration de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans une étable à Bethléem en Palestine. Bien sûr, parler de christianisme de nos jours et démontrer ouvertement sa foi, c'est ringard, quitte à oblitérer le sens originel de la fête de Noël dans la mémoire de notre peuple. Les cadeaux ont pris toute la place et sont devenus la seule raison de fêter avec les beuveries et la bonne vieille dinde. Autrefois les cadeaux occupaient une place secondaire comme avec les fameuses oranges dans les bas de Noël. C'était la grande simplicité et les enfants en étaient comblés. Aujourd'hui, avec la domination totalitaire de la société marchande, c'est la satisfaction de tous les caprices quitte à s'endetter au maximum!

La négation de nos racines catholiques atteint des proportions grotesques. Le Père Noël a pris la place de Jésus-Christ comme symbole de Noël et fait l'objet d'un culte caricatural et grotesque. Fort heureusement la Messe de minuit existe encore et il se trouve encore des gens qui soulignent le véritable sens de la fête de Noël, sans toutefois représenter une majorité, loin s'en faut. Les Québécois, à l'instar de bien d'autres peuples, n'ont pas toujours partagé des expériences heureuses avec l'Église catholique et nous pouvons effectivement relever des abus bien malheureux de la part de membres du clergé et aussi de part de certains fidèles à l'esprit zélote. La société canadienne-française était bien souvent dure et intransigeante et les gens jugeaient facilement ceux et celles qui déviaient de la norme, surtout dans les villages où tout le monde ou presque se connaissait. Les filles-mères, pour ne citer qu'un seul exemple, n'avaient pas toujours la vie facile. Un retour à cette mentalité rigoriste n'est souhaitable pour personne. 

Il nous incombe par contre de dissocier le catholicisme et ses valeurs de ces abus et de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.  Nous pouvons revenir aux valeurs morales chrétiennes comme par exemple une grande moralité, le sens de l'entraide et du partage, une vie familiale restaurée, voire le retour progressif à la messe, sans pour autant verser dans un zèle religieux inutile. Est-ce que nous nous trouvons vraiment mieux de nos jours avec le consumérisme, la banalisation de l'immoralité, le voyeurisme, le stress énorme de la vie quotidienne, les familles brisées, les enfants envoyés dans les garderies dès l'âge d'un an, le règne de l'enfant-roi et j'en passe ? Au lieu d'aller au confessionnal, qui en passant ne coûte pas la moindre cenne et permet de soulager sa conscience de bien de tracas, d'inquiétudes et de remords, bien des gens dépensent une fortune en psychologues, sans pour autant en sortir systématiquement plus heureux et épanouis. Le vide spirituel ouvre la voie au règne sans partage de l'argent et du marché, ce qui ne représente en rien un gain quelconque par rapport au cléricalisme d'antan. Je me permets de conclure avec une question en rapport avec le contenu de cet article: serions-nous plus heureux en renouant avec le sens authentique et traditionnel de Noël au lieu de cette frénésie qui ne profite qu'au Capital?

4 commentaires

  • Lien Commentaire Martin Smith samedi, 31 decembre 2016 17:57 publie par Martin Smith

    https://www.youtube.com/watch?v=r-wmXynpRKg&index=1&list=WL

  • Lien Commentaire Hugo Pouliot samedi, 31 decembre 2016 17:57 publie par Hugo Pouliot

    @Francois-Benoit Yale
    tu m'enlèves les mots de la bouche.

  • Lien Commentaire Francois-Benoit Yale samedi, 31 decembre 2016 17:55 publie par Francois-Benoit Yale

    Quelle farce que le bouffon de la sur-consommation, l'imposteur, le bonhomme coca-cola (père noël) qui corrompt la jeunesses au cholestérol matériel dès leur jeune âge. Quand on sait que le Christ est né dans une étable, est mort nu sur la croix et qu'il nous appelle à la simplicité volontaire, cette idole n'est qu'un leurre de Satan. Et, on doit concéder qu'il est à l'apothéose de son règne terrestre avec une société Occidentale COMPLÈTEMENT pervertie qui rend culte au veau d'or et ses représentants ; les banquiers. " Petits enfants, gardez-vous des idoles " (1 Jean 5,21).

  • Lien Commentaire Ray Y. Adamson jeudi, 22 decembre 2016 10:53 publie par Ray Y. Adamson

    Un texte pertinent, merci Francis.

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