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La Masculinité, un totem à édifier

jeudi, 10 septembre 2015 12:57
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Ali Vidame

La masculinité, mais qu’est-ce que ça peut bien être? Une bonne chose, sans aucun doute. Voici la réponse qui serait venue naturellement — peu importe la classe sociale, le sexe, dans toute époque, culture et nationalité autre que celle du Québec de 2015! L’avènement du féminisme misandre et de la violence inouïe de ses attaques vis-à-vis de son rival, son ennemi à abattre, nous imposent la réflexion. Nous constatons qu’elles accusent les hommes d’être froids et agressifs, d’être précoces au lit et de ne pas être suffisamment à l’écoute de leurs corps et de leurs émotions. Disons-le: de tout et de son contraire. Soyons clairs : selon les féministes misandre modernes, les hommes sont la cause de tous les maux – que ce soit dans le travail, en société, dans la famille et au sein du couple. Tous les moyens étant permis dans une lutte (émotionnelle) à mort; ces protagonistes usent de leur vecteur fétiche : la haine. Elles privilégient d’emblée deux stratégies. Citons simplement trois féministes, incarnant rigoureusement leur idéologie et leurs stratégies, l’arborant outrageusement tel le flambeau, de la statue de la Liberté.

L’idéologie misandriste

Dans son SCUM Manifesta, la féministe Valérie Solanas a exprimé sa thèse voulant que l’infériorité des hommes soit programmée depuis leur conception :

« Le mâle est un accident biologique… l’homme est une femme manquée, une fausse couche ambulante, un avorton congénital. Être homme, c’est avoir quelque chose en moins, c’est avoir une sensibilité limitée. La virilité est une déficience organique, et les hommes sont des êtres affectivement infirmes. »

Dans cet extrait, on voit bien la première stratégie, rabaisser l’homme, le détruire !

Pour sa part, Andrea Dworkin expose ses théories sur le viol comme modèle affectif dans son oeuvre The Rape Atrocity and the Boy Next Door :

« Le viol est le modèle hétérosexuel primaire de la relation sexuelle. Le viol est le modèle primaire de l’amour romantique. Le viol est le moyen par lequel une femme est initiée à sa féminité, telle que définie par l’homme. »


En terminant Judith butler, féministe et philosophe nous fait la synthèse.

Admettre la différence des sexes, c’est admettre la complémentarité des sexes, donc la domination patriarcale, donc l’oppression et /'aliénation de la femme.»

Judith Butler, philosophe féministe

Dans cet extrait, on voit bien la deuxième stratégie, nier la différence des sexes. Se basant sur la théorie du conditionnement, elles arrivent à penser que le père et la mère sont identiques, et finalement accomplir indifféremment les tâches de l’autre.

Or, par cette dynamique, cette idéologie dévoile son vrai visage : la dictature du matriarcat. L’objectif est d’éliminer une injustice tout en créant une autre. Comment ne pas être enthousiaste? La discrimination ne saurait être positive, car dans son fondement elle s’opère toujours au détriment d’un autre. De plus, les féministes se dissimulent derrière le mur de l’action-réaction, mais là encore l’idéologie de cet argument est biaisée, car la dynamique de l’action-réaction dans son fondement, ce vulgarise comme suit : Deux protagonistes, celui qui réagit n’est jamais coupable et celui qui est l’agitateur est condamnable de tout. De plus, cette idéologie illogique crée une guerre intestinale à l’intérieur des mêmes classes sociales. Car en dépit de la victoire anthropologique sociale et historique de François Guizot et Karl Marx ce sont bien encore des classes sociales dominantes, constituées d’homme et de femmes qui aliènent d’autres classes sociales eux aussi constituées d’hommes et de femmes. Donc économiques, plutôt qu’entre les sexes.

 

Une société matriarcal serait-elle plus juste

En quête d’amélioration, on pourrait être tenté de quitter le patriarcat pour pénétrer dans le matriarcat. On dit — quoique cela ne soit pas établi ni sur le plan biologique ni sur plan historique — que les femmes ont des vertus que les hommes n’ont pas. Mais cette société serait-elle plus juste ? Plusieurs sociétés dans l’histoire de l’humanité ont fait ce choix, en conséquence de la thématique et pour l’intérêt du texte je répondrai à cette question en prenant comme exemple une société matriarcale autochtone: les Iroquois. Dans une société matriarcale les femmes contrôlent à la fois l’économie, la reproduction, la politique et l'éducation des enfants. Un problème demeure : le pouvoir d’avoir des enfants ne pouvant être délégué, la femme est dans l’obligation de rester dans le foyer prés de sa progéniture. Dominer la vie extérieure tout en demeurant au foyer, voilà le défi de toutes les sociétés matriarcales. Elles ont simplement éloigné le géniteur en le dévalorisant. Cela pose un nouveau problème, à qui confier la responsabilité des enfants. Idéalement, il leur fallait un homme qui appartenaient au clan. Le frère de la femme sera donc l’homme responsable des enfants. Ce père culturel deviendra plus important que le père biologique. Une façon de protéger leur pouvoir est d’éloigner les géniteurs. Pour ceux qui croient que les mariages arrangés se trouvent que dans les sociétés patriarcales, ils seront déçus d’apprendre que les femmes iroquoises n’épousaient jamais un homme de son clan car cela était interdit. Les femmes pouvant s’occuper eux-mêmes de l’agriculture il fallait trouver un rôle pour les hommes, à eux de faire les échanges commerciaux. Les risques étant trop importants pour que la femme laisse ses enfants et la politique du village pour aller faire du commerce. En outre, elles leurs ont donné la tâche de faire la guerre. Résultats l’homme est pratiquement toujours absent. Quand il revient, il se reproduit puis doit repartir. On peut pratiquement en déduire que dans ces sociétés, poussés à leur logique excessive, les hommes ne pouvaient ni faire de politique ni s’occuper d’économie ni de l’éducation, surtout ne pas exprimer d’idées, car la mauvaise foi féministe consiste à dire : ce que vous vivez messieurs n’est pas vrai. C’est moi dans ma perception subjective qui a raison,
vous n’avez pas raison dans votre perception concrète, matérielle, de la réalité. Donc les femmes ne s’en serviraient que pour leur capacités reproductives. Elles ont réduit les hommes à leur fonction sexuelle. Quel paradoxe! Me diriez-vous que je pense comme un homme ? Difficile pour moi de penser autrement.


L’équivalence des sexes dans la différences

Les conflits entre femmes et hommes ont toujours existé, certes, c’est justement la recherche d’équilibre entre les deux qui engendre les tensions. Selon Kropotkine l’entraide – jamais la rivalité – a été le vecteur contribuant à la survie de toute organisation, qu’elles soient animales ou humaines. Ici, je prends à contre-pied l’idéologie du darwiniste social , qui voudrait que la lutte pour la vie entre les hommes est l'état naturel des relations sociales. Voilà pourquoi il est d’intérêt de parler de reconnaissance d’entraide et d’acceptation de la différence. La lutte contre l’inégalité des chances, ce combat mené effectivement par des féministes avait bien sa raison d’être. En revanche, associer l’égalité des sexes à leur similarité revient à jeter le bébé en jetant l’eau du bain. Il est évident que homo sapiens vient en deux versions; masculin, et féminin. Et je crois que dire le contraire malgré les données dont nous disposons aujourd’hui serait pour moi, énigmatique. Ce n’est pas une mode ni une tradition, ni culturel, mais gravé dans les gènes d’homo sapiens. La prouesse la plus estimable du patriarcat était d’avoir amené l’équivalence des sexes dans la différence. Un créant la vie, la seconde la préservant. Toi Jane! Moi Tarzan !

Certains ne croient pas en la différence hommes et femmes, et pourtant cela a été prouvé sur le plan biologique. Différence biologique signifie différence de sexes qui signifie différence d’hormones. Aussi, il a des différences flagrantes dans le fonctionnement du cerveau de l’homme et des femmes, qui produisent une différence psychologique, ainsi, une différence philosophique. Arriveront-ils peut-être à la même finalité dans leur raisonnement qui sait, mais ils n’auront certainement pas pris le même chemin de réflexions.Car comme le proverbe le dit si bien, «tout les chemins mene à Rome»

 

Comment créer des problèmes d’identité ? 

Comment ne pas de créer de problème d’identité chez les hommes alors qu’on ne cesse de leur répéter qu’ils sont des êtres sans compassion et coupé de leurs émotions, des sous-développés affectifs et des violeurs en puissance? De plus, il faudrait s’identifier à leur conception de l’homme?! Le temps où les femmes disent aux hommes à quoi ils doivent se définir doit cesser.

Sans quoi la fierté ne pourra être préservée — la fierté étant elle-même intrinsèque à la capacité d’attiser le respect et la confiance de sa partenaire — que si l’homme est totalement lui-même et reconnaissant son essence. Ironiquement, l’homme naturel ne peut plus se retrouver dans l’espace public, que cela soit dans les revues ou dans les publicités ou dans ces chroniques animées par des femmes qui nous expliquent comment être de meilleurs hommes, ou nous dire quels produits acheter pour corriger notre apparence. Alors les hommes ne savent plus très bien ce qu’ils doivent être. On a vu naître les hommes roses, mais dans la réalité les femmes n’en voulaient pas. Bien sûr, il y a des hommes violents, mais le dénoncer simplement ne nous fait pas plus avancer. Il faudrait s’attaquer à une question bien plus profonde. Comment se fait-il que la violence semble le seul exutoire de certains hommes ?

 

La symbolique du Totem

Le totem va prendre ici une symbolique toute particulière. Par définition, le totem est : Animal ou végétal considéré comme l’ancêtre et/ou le protecteur d’une collectivité ou d’un individu, ici c’est plutôt la nature du totem, les relations de types symboliques, qu’il entretient avec le groupe que j’utilise. De plus, les Amérindiens instaurent un modèle emblématique, grâce à leur conscience de l’unicité du monde. Ils vécurent une vie guerrière sans jamais détruire ni même épuiser l’environnement. Ils cherchent plutôt à s’y unir. Les occidentaux ont certes dompté la nature extérieure, mais ils sont loin d’avoir dompté leur nature primitive, ils ont même tendance à la nier. Un double avantage à revenir à nos sources, et à prêcher l’image de dit « sauvage », qui vivait dans le respect des lois naturelles.

 

Conclusion

Au long de mes chroniques futures, un totem sera édifié, ce totem correspondra à la masculinité et à ses divers aspects symboliques. Vous constaterez que je développerai cet archétype en ramenant tout au masculin — non pas par machisme! Mais parce que je ne peux pas parler de la perception des femmes, car, tout simplement, je n’en suis pas une. Je parlerai donc, de ce que je suis.

Je ne pourrais pas terminer avec discernement sans rajouter, et cela en toute honnêteté que, rabaisser l’homme et sa masculinité c’est dénoncer l’homme ainsi que son identité masculine. C’est dénoncer le modèle d’identification si primordiale au garçon, et du même coup le modèle d’amour de la fille. Mais ce modèle ne doit pas être un moule, mais plutôt un horizon. Notre droit, ainsi que notre fierté d’être homme, nous devons le proclamer. Les recherches ont démontré de manière incontestable que l’absence physique ou psychologique du père et ses modèles masculins provoquent des conséquences sur le développement des enfants. Duquel des problèmes socioaffectifs s’écouleront toute sorte d’autres problèmes tels que : manque de maturité, délinquance, échecs scolaires, pauvreté, toxicomanie, peur de l’engagement, obsessions, tentative de bâillonner son agressivité, suicide, violence conjugale, divorce etc. Nos pères sont absents, nos re-pères se perdent, nos modèles sont lapidés sur la place publique, notre identité s’érode. Nous avons bien là un problème fondamental causé par les féministes misandres radicales, un processus au point de nous surpasser si nous n’agissons pas à temps. Michel Côté et Robert Ménard avaient par la superbe caricature de leurs quatre protagonistes dans «Cruising bar», prodigieusement bien pressentit et ressentit tous les problèmes de l’identification masculine et de ses conséquences. Je vous le rappelle ce film mis à l’affiche en 1989. Malgré la critique, on pourrait nommer «de père en flics». Il serait convenable, de redonner ce qui revient à nos grands penseurs. On est très loin des films des certains pseudo scénaristes.

Quand nous demandons des repères, non plutôt, nos repères, nos doyens nous servent lourdement, comme unique réponse «Serre les dents, ça va passer».

Donc à ceux qui en prennent plein les dents et qui malgré tout les serrent. Ceci est pour nous. Allez! Allons édifier notre totem !

3 commentaires

  • Lien Commentaire Ali Vidame jeudi, 10 septembre 2015 15:16 publie par Ali Vidame

    Merci Ray! Et merci Mike! Effectivement les outils du libéralisme sont clair comme de l eau de roche

  • Lien Commentaire Ray Y. Adamson jeudi, 10 septembre 2015 14:43 publie par Ray Y. Adamson

    Félicitations pour ton 1er article

  • Lien Commentaire Mike Deschamps jeudi, 10 septembre 2015 14:23 publie par Mike Deschamps

    Le féminisme consiste à mettre les hommes et les femmes dos à dos. C'est aussi un outil du libéralisme qui permet aussi de ne plus parler de lutte des classes. Avec la franc-maçonnerie et les grands financiers comme sponsors, on comprend mieux le pourquoi du comment ! C'est le sujet de mon prochain article. Bravo Ali !

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