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Voeux de fin d'année

mardi, 26 decembre 2017 13:33
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 Lionel Rumilly

« Les maîtres de la loi et les Pharisiens lui amenèrent alors une femme qu’on avait surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent devant tout le monde et dirent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise au moment même où elle commettait un adultère. Moïse nous a ordonné dans la loi de tuer de telles femmes à coups de pierres (Voir Lév 20.10 ; Deut 22.22-24). Et toi, qu’en dis-tu ? » Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol. Comme ils continuaient à le questionner, Jésus se redressa et leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. Quand ils entendirent ces mots, ils partirent l’un après l’autre, les plus âgés d’abord. Jésus resta seul avec la femme, qui se tenait encore devant lui. Alors il se redressa et lui dit : « Eh bien, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ? » – « Personne, Maître », répondit-elle. « Je ne te condamne pas non plus, dit Jésus. Tu peux t’en aller, mais désormais ne pèche plus. » »

 Évangile selon Jean

« Que celui d'entre-vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre »! Quelle apophtegme intemporel ! Il m'arrive de rêver qu'un homme de la trempe de Jésus en qui la population québécoise reconnaîtrait une sagesse supérieure s'immisce au Québec pour la prononcer et qu'elle résonne comme elle se doit. Beaucoup trop de culpabilité ronge le cœur des gens en raison de péchés que Jésus lui-même leur pardonnerait.

Un jansénisme juridique pèse sur le cœur du peuple et rend rêche comme du papier sablé les langues qui permettent nos conversations.

Comme parmi les Pharisiens et les maîtres de loi de l'Évangile, je n'aperçois personne parmi l'élite québécoise qui pourrait lancer la première pierre à une pute politique qu'on aurait surprise en train de se faire fourrer par une doctrine anti-québécoise ou un parti politique vendu à des intérêts contre-québécois...

C'est la raison qui explique que parfois, Jésus envoie des signes à ceux qu'on a pris en défaut d'adultère idéologique (genre : une féministe, un gauchiste, un membre de la Meute, une membre de HQA) : « Je ne te condamne pas non plus. Tu peux t'en aller, mais désormais ne pèche plus. »

Bernard Gauthier l'a bien comprise cette leçon. Le retrait de Rambo Gauthier de la politique a quelque chose de rafraîchissant dans un monde où tous ceux qui jouissent de la notoriété publique qui en découle ne peuvent s'empêcher de se faire mousser, bien souvent au détriment de la morale, loin s'en faut. Son humilité lui fait honneur. Idéologiquement, il ne se fera plus faire l'amour par derrière sans autorisation...

Pour le reste, nos élites québécoises ont de quoi ressembler à ces maîtres de la loi et ces Pharisiens de l'Évangile. Sauf qu'eux, dans l'impuissance, ils lancent la pierre sur autrui : les Français, les Musulmans... Le dos d'autrui n'en finira plus de s'élargir.

Quant aux dissidents internautes (cherchez l'erreur!) les plus virulents, qui se croient importants en confrontant des antifas par vidéos Youtube interposées ou qui jouent les vierges offensées aussitôt qu'on les attaque ou qu'on les bannit de Facebook, le temps leur est compté... Plus haut, ce sera le soleil... la quenelle qui les aura défoncés, les aura tellement éclatés qu'elle ne leur permettra même pas de se tenir debout devant le seigneur dans le but de se faire pardonner. Éclatés en mille morceaux, ces jeunes programmés pour s'auto-détruire devront se cultiver un peu s'ils veulent reprendre une apparence humaine ; un humain qui n'aurait pas été détruit par un inceste idéologique. Il paraît qu'ils nous lisent, j'en doute fort, mais si tel est le cas je leur envoie mes prières les plus sincères afin qu'ils se reconnaissent dans ces paroles les concernant. En espérant qu'un jour, ils fassent autre chose que de s'auto-détruire.

Pas de quoi écrire à sa mère quand l'on pense que le Chanoine Groulx écrivait au tournant des années 40 : « une génération, la mienne doit confesser la banqueroute de tout le travail d'éducation sociale et nationale si péniblement mené depuis vingt ans. »

Je ne vous apprendrai donc rien en vous confessant que j'aurai commis, durant cette année 2017 quelques impairs, quelques travers. Je travaille bien fort pour qu'aucun de mes textes n'en comporte,  mais je sais qu'ils en comportent forcément quelque part. Malheureusement, une pierre ou deux dans les reins finiront bien par m'atteindre...

Je conclus ce tiers d'année de chronique sur ces paroles du célèbre chanoine qui me sert de prénom de chroniqueur (tiré de la biographie de Groulx écrite par Charles-Philippe Courtois (par ailleurs, quel joli nom de famille !)) :

«  Je suis de ceux qui espèrent […] J'espère avec tous les ancêtres qui ont espéré; jespère avec tous les espérants d'aujourd'hui; j'espère par dessus mon temps, par dessus tous les découragés. Qu'on le veuille ou qu'on ne veuille pas, notre État français nous l'aurons [...]

Ajout de ma part : et si ça pouvait être un Royaume français plutôt qu'un État français, ce serait encore mieux.

On peut toujours espérer.

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