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Immigration : l’ONU programme le raz-de-marée

jeudi, 16 aout 2018 11:45
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Le journalise et essayiste français Michel De Jaeghere poste sur son compte Twitter "En classant sa documentation , on a parfois des surprises: tel ce formidable article de l'excellent Jacques Dupaquier, annonçant la programmation du raz de marée dans le Spectacle du monde d'avril 2000."

Jacques Dupâquier

Les Nations Unies viennent de publier un rapport  préconisant l’installation de 159 millions d’immigrés en Europe d’ici 2025. Les scénarios-catastrophes ne sont pas imaginés à Hollywood,  mais dans les bureaux de l’ONU.

Cela aurait dû être comme une tornade dans le ciel de mars. Au premier jour du printemps, la Division de la population des Nations unies a publié un rapport intitulé « Migration de remplacement : une solution aux populations en déclins et vieillissantes ». Seulement disponible en anglais, celui-ci est passé à peu près inaperçu. Il s’agit pourtant de la programmation d’une substitution de population en Europe. En effet, ses experts (ou prétendus tels) ont trouvé une solution miracle pour pallier la menace que le vieillissement de la population et la dépopulation font peser sur les systèmes de retraite en Europe : l’immigration ! « Pour maintenir l’équilibre actuel, de 4 à 5 actifs, pour un retraité annoncent-ils, l’Union Européenne  devrait ouvrir ses portes, d’ici à 2025, à 159 millions de travailleurs immigrés. » Rien que pour maintenir le nombre d’actifs, il en faudrait, disent-ils,  35 millions… Quant à la France, elle aurait besoin de 920 000 immigrés par an, jusqu’en 2025 au moins.

Ce scénario-catastrophe est en rupture complète avec le précèdent. Jusqu’à présent, nos « experts » refusaient d’admettre que l’Europe et la France puissent tomber malades de leur démographie. Accrochés à la théorie de la « transition démographique » (du nom de cette théorie qui voulait qu’au régime démographique ancien – forte natalité, forte mortalité – succède un régime démographique moderne – faible natalité, faible mortalité – sans rupture d’équilibre), ils prétendaient qu’après une baisse passagère, la natalité européenne allait remonter toute seule, de manière à assurer finalement  le remplacement des générations. Ils avaient banni de leur vocabulaire les termes de natalité et de vieillissement, faisaient de la rétention statistique, et continuaient à nous prophétiser un avenir démographique radieux sur l’air de « tout va très bien, Madame la Marquise ! ».

Voici que les mêmes reviennent sur le devant de la scène, déguisés en docteurs Tant Pis, après un tour discret dans les coulisses, non pour faire leur mea culpa, mais pour jouer le nouveau rôle qu’un metteur en scène invisible leur a confié : persuader le public de la nécessité, pour préserver les retraites et l’emploi, d’ouvrir toutes grandes les portes de l’Europe aux flux migratoires. N’attendez pas d’eux qu’ils prônent une politique familiale : ce serait démographiquement incorrect ! Leur remède unique, c’est une immigration massive. Qu’il puisse faire perdre à l’Europe et aux nations qui la composent  ce qu’elles ont réussi à préserver de leur identité, peu leur chaut. Ils se placent dans la perspective d’une mondialisation qui ne serait plus seulement politique, économique et culturelle, mais démographique et ethnique.

La population européenne est-elle en crise ?

Apparemment la population européenne se porte bien, ou du moins assez bien : elle constitue, avec la Russie d’Asie, un bloc de 726 millions  de personnes, soit 12% environ du total mondial. Le nombre de naissances (7 703 000 en 19989, dernière année publiée) et celui des entrées compensent à peu près ceux des décès et des sorties ; l’espérance de vie y bat, sauf en Russie, tous ses records historiques ; de même l’effectif des générations d’âge actif.

Pourtant, à y regarder de plus près, la population européenne donne des signes de crise. Apres avoir connu une brillante reprise de la natalité avec le baby-boom (de 1945 à 1970 environ), elle est entrée, avec le baby-krach, dans « l’hiver démographique » : le nombre total des naissances dépassait 12 millions en 1950 ; il n’atteignait pas 10 millions un quart de siècle plus tard ; aujourd’hui, il n’est plus que 7,3 millions. Comme la mortalité, après les immenses progrès réalisés dans le troisième quart du siècle, ne peut plus guère se réduire, le bilan du mouvement naturel est devenu négatif ces dernières années (-838 000 en 1996) ; et l’excédent du solde migratoire (+ 544 000, s’il faut en croire les statistiques) ne suffit pas à composer ce déficit.

Du coup, l’Europe a perdu son dynamisme, et sa part dans le total mondial ne cesse de se réduire.

En 1900, elle renfermait plus du quart de la population mondiale ; en 1950, elle avait presque  autant d’habitants que l’Afrique et les deux Amériques réunies ; en cette fin de siècle, elle a été dépassée par chacun de ces deux ensembles. Sa part est réduite de plus de moitié en cent ans. Elle ne fournit plus que 5,3 % environ du total mondial des naissances, et sa part dans la population mondiale devrait tomber à 7 % au milieu du prochain siècle.

Tout ceci a eu, à et aura des conséquences formidables sur les équilibres politiques, diplomatiques, économiques et culturels de la planète.

Source : twitter.com

Version française du rapport de l'ONU : Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par la Division de la population des Nations Unies

Commentaires   

 
0 #1 Richard Labelle 16-08-2018 13:39
Qui aurait dit qu'une telle chose nous arriverait!
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