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Plaidoyer pour les hommes qui veulent faire la cour à des femmes

vendredi, 03 aout 2018 13:45
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Le féminisme moderne a réussi son pire exploit à ce jour : faire redouter à l’incarnation de la beauté masculine, Henry Cavill, de flirter par crainte d’être accusé de quelque chose de plus sinistre.

De nos jours, alors qu’un homme qui tient la porte à une femme est catalogué « porc sexiste » plus vite que vous ne pouvez dire « contrôle des naissances », Cavill a des raisons d’être inquiet. Dans une récente interview accordée à GQ Australie, l’acteur de Superman a déclaré :

Il y a quelque chose de merveilleux dans le fait qu’un homme coure après une femme. C’est une bonne approche traditionnelle. Je pense qu’une femme doit être courtisée, mais je suis peut-être vieux jeu.

C’est très difficile à faire si c’est trop réglementé. Parce qu’ensuite, vous vous dites, ‘Eh bien, je ne veux pas aller lui parler, parce qu’on va me traiter de violeur ou quelque chose comme ça’. Alors vous pensez : « Je laisse tomber, je vais appeler une ex-petite amie à la place et retourner à une relation qui n’avait jamais fonctionné. Mais c’est plus sûr que de me jeter dans les flammes de l’enfer, parce que je suis quelqu’un aux yeux du public et que si je flirte avec elle, qui sait ce qui peut se passer ?’

Aujourd’hui ? Aujourd’hui, vous ne pouvez vraiment pas courir après quelqu’un si elle vous dit ‘Non’. Vous répondez, ‘OK, cool, bye’. Mais elle peut ensuite vous demander ‘Pourquoi n’as-tu pas insisté ?’ Et vous, ‘Mais, parce que je ne voulais pas aller en prison.’

Venons-en au retour de bâton dément de #MeToo

Twitter n’a pas tardé à réagir en traitant Cavill « d’idiot », de « clown » et de « crétin ignorant », entre autres. Selon Bustle, Cavill s’est excusé depuis, « après avoir été rappelé à l’ordre, à juste titre, sur Twitter ».

Le féminisme, tel qu’il est compris dans l’ère insensée des médias sociaux d’aujourd’hui, est une perversion malsaine de la loi naturelle qui aggrave l’état psychologique de tous ceux avec qui il entre en contact. Le mouvement #MeToo a eu un effet particulièrement destructeur. Il relativise les agressions sexuelles en faisant de toutes celles qui ont été complimentées un jour par un membre du sexe opposé des « victimes » au même titre que les vraies victimes d’abus sexuels ; et pour leur part, les hommes ont peur d’être des hommes.

Si quelqu’un comme Henry Cavill, qui, d’après son apparence – nous parlons d’une mâchoire d’acier, d’une romantique fossette au menton, de cheveux bouclés, d’un regard rêveur aigue-marine et d’un corps somptueusement musclé (sérieusement, j’ai été distraite à de nombreuses reprises pendant l’écriture de cet article, voir ici) – est un superman, a peur de draguer des femmes, quel espoir nous reste-t-il en ce bas monde ?

Le féminisme a inversé et donc détruit les rôles traditionnels homme-femme, et avec eux, comme Cavill y a fait allusion, le frisson de l’aventure amoureuse, ce dont sont faits les contes de fées. Les féministes insistent sur le fait qu’hommes et femmes sont identiques et que les différences entre les sexes n’existent pas, mais déclarent dans le même temps que les hommes sont l’ennemi. Certaines en ont même appelé à tuer les hommes à travers la campagne #KillAllMen sur Twitter. [Le hashtag d’appel au meurtre #KillAllMen, « #TuezTousLesHommes » en français, a défrayé la chronique en 2014 et reste d’actualité chez certaines extrémistes, NdT]

C’est là que réside la pointe de l’iceberg d’hypocrisie qu’est le féminisme moderne. Les problèmes ont vraiment commencé à s’aggraver avec la tentative de normalisation du transsexualisme il y a quelques années, qui proclamait le nivellement des sexes, mais uniquement si c’était au bénéfice du seul féminin.

Souvenons-nous de Bruce Jenner, qui avait reçu un award ESPY pour son changement de sexe. La réaction prédominante à la transformation et à la nouvelle identité de Jenner, Caitlyn, regorgeait de qualificatifs tels que « belle », « une inspiration », « étonnante », « héroïque » et « courageuse ».

(Personnellement, à une époque de domination féministe, je dirais qu’il est plus courageux de rester un homme. Chaque bar a une « ladies’ night » [aux USA, « nuit des femmes » dans un bar où elles paient leurs consommations moins cher que les hommes, NdT], mais une « nuit des hommes » ne ferait-elle pas tout de suite penser à une soirée dans un club de strip-tease ? Sans même parler du fait que Jenner a pu faire son entrée dans le club des filles après avoir passé toute une vie sans jamais avoir eu à subir un syndrome prémenstruel, une grossesse ou les affres de l’écart salarial).

Mais ce n’est pas tout. C’est la « gauche » qui a fait campagne — et les féministes en particulier — pour éradiquer les stéréotypes sociétaux sur l’apparence et le comportement des hommes et des femmes. Mais comment Jenner peut-il devenir une femme dans un monde où une femme doit agir comme un homme ? Et si agir comme un homme signifie faire le premier pas (et parfois le deuxième et le troisième) dans un scénario de rencontre, et qu’un tel comportement est considéré comme prédateur, cela ne veut-il pas dire que les femmes sont tout aussi susceptibles d’être considérées comme des harceleuses sexuelles que les hommes ?

Pas étonnant que nos taux de mariage et de natalité soient en baisse !

Prenons un peu de recul et remémorons-nous le passé. Il fut un temps, il y a bien des lunes, où le monde était sain d’esprit. Les hommes étaient libres de courir après les femmes. Les femmes avaient plus de pouvoir sur les hommes, et pouvaient choisir ceux qui leur plaisaient (avez-vous vu Comment épouser un millionnaire ?) Comme l’a rapporté une étude, « Le paradoxe du déclin du bonheur féminin » en 2009, il s’avère que les femmes étaient plus heureuses lorsque les rôles traditionnels étaient respectés – malgré les 40 années de combats féministes qui ont suivi.

Donc, est-ce que les hommes sont plus susceptibles aujourd’hui d’être des déviants sexuels que dans les années 50 et 60 ? Ou bien que les femmes modernes sont plus susceptibles de signaler des avances non désirées que leurs aînées ? Ou est-ce que #MeToo est un mouvement narcissique et sermonneur qui cherche à dépeindre toutes ses participantes en victimes, qu’elles le soient ou non ?

Brigitte Bardot, sex-symbol des années 1960 dont on pourrait penser qu’elle était l’incarnation même de la victime de harceleurs sexuels, a déclaré à Paris Match qu’elle « n’a jamais été victime de harcèlement sexuel et trouvait « charmant »  que des hommes lui disent qu’elle était belle ou qu’elle avait un joli petit cul ».

« Il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle », a dit Bardot. « Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées. »

Bien sûr, Bardot a été critiquée pour ces commentaires.

Dans la même veine, Ninalee « Jinx » Allen Craig, la jolie jeune femme lorgnée par tous les hommes d’une rue dans la célèbre photographie des années 50 « American Girl in Italy », a raconté les circonstances de l’image il y a quelques années :

« Ce n’est pas une image de harcèlement », a dit Craig. « C’est une image d’une femme qui passe un moment absolument merveilleux ! J’ai resserré mon châle parce que cela gaine le corps. C’était ma protection, mon bouclier. Je marchais à travers une mer d’hommes. J’en savourais chaque minute. »

« En fait, » rapporte messynessychic.com, « … Craig est même allée faire un tour en scooter avec l’homme à la Vespa de la photo, après qu’elle ait été prise. »

Soupir. Le féminisme a donc dévoyé une attitude saine envers la sexualité et l’amour pour créer un un monde où l’homme doté des gènes les plus attirants de tous les temps a peur de faire ce qu’il faut pour perpétuer sa lignée. Et nous autres — surtout moi – souffrons d’être privées des avances d’Henry Cavill (et d’autres).

La lamentable misandrie du féminisme a transformé la courtoisie en mission impossible. Avant l’ère chrétienne, Ovide, dans L’Art d’aimer, invitait les hommes à être attentionnés envers les femmes, en écrivant que même lorsque les femmes les rejettent, elles sont flattées d’être courtisées. C’est la vérité. Un joli compliment (évidemment, certainement pas ouvertement sexuel) met un sourire sur mon visage et de la légèreté dans ma démarche. Le féminisme moderne, cependant, voudrait nous faire croire qu’être reconnues de cette façon est une forme d’abus et que nous devrions être outrées par l’admiration des hommes. MeToo a tué la magie du jeu de la séduction des hommes envers les femmes – et tout le plaisir et la joie qui ont été sources de tant d’histoires, de romans, de chansons et de poèmes – en le décrivant comme un crime.

Que veulent ces féministes, de toute façon ? S’il s’agit de détruire les rôles traditionnels des hommes et des femmes, qui marchaient bien depuis des milliers d’années et apportaient au monde de l’amour et des enfants qui grandissaient pour devenir des Henry Cavill, alors elles y réussissent.

Source : mondialisation.ca

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